
Son père était officier dans l'armée de l'air impériale. Son premier contact avec l'univers manga sera la découverte des mangas de Osamu Tezuka. Rapidement, dés l'âge de neuf ans, il va s'initier au dessin et réaliser ses premières bandes dessinés.
En 1953, il va remporter un concours, ce qui va lui permettre de publier son véritable premier manga, Les Aventures d'une Abeille.
En 1957, il monte à Tōkyō et s'installe à proximité du quartier de Shinjuku. Il y va davantage pour gagner sa vie que par inspiration. Il réalisera des bandes dessinées à l'eau de rose plutôt destinés aux jeunes filles.
Il faudra attendre les années 1960 pour le voir embrasser ses thèmes de prédilection comme la science fiction, la piraterie, les récits de guerre ou la critique sociale.
En 1965, pour symboliser ses changements d'orientation artistique, il décide de se faire appeler Reiji (retranscrit en Leiji) qui signifie « guerrier zéro ».
Trois ans plus tard, il crée sa première œuvre de science fiction, Sexaroïd, qui va lui permettre de se faire connaître par un public assez large.
En 1972 il remporte le Prix culturel Kōdansha, catégorie des mangas pour enfant, pour Otoko oidon (男おいどん? Je suis un garçon).
Cette chronologie tient en compte les œuvres de Leiji Matsumoto de science-fiction dans lesquels on peut retrouver les équipages des Arcadias, du Galaxy Express 999, des Yamatos ou encore du Queen Emeraldas.
L'œuvre de Matsumoto est dense. Elle est aussi très riche en personnages forts qui se croisent d'une œuvre à l'autre. C'est le cas d'Albator, de Toshiro, de Maetel ou d'Emeraldas. Mais les mangas n'ont pas toujours été, au départ, créer pour coexister provoquant certaines incohérences qui pour certaines ont été expliquées par l'auteur dans une de ses dernière œuvre : L'Anneau des Nibelungen
Les nombreuses incohérences scénaristiques concernant les événements font de ces œuvres, des séries et films bien distincts. Albator et ses compagnons étant en quelque sorte des stéréotypes à partir desquels Leiji Matsumoto fabrique ses histoires. Le fait que deux personnages se ressemblant un peu mais apparaissant dans des séries différentes portent le même nom (Alfred) dans la version française vient ajouter à la confusion. Les cross-over fréquents avec les différentes séries et OAV Galaxy Express 999 compliquent encore un peu les choses. Harlock Saga tente d'expliquer les nombreuses incohérences.
Exemples d'incohérences :
Leiji Matsumoto explique ces nombreuses incohérences par le concept de Toki no Wa[15] (boucle du temps), qui est fondamental dans son œuvre. Le fait de ne pas matérialiser l'axe du temps comme une simple ligne droite est pour l'auteur un moyen poétique de se libérer des contraintes chronologiques, et ainsi de pouvoir perpétuellement réinventer à sa guise l'univers de ses personnages.
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